Chapitre 22 : Il a fallu du courage pour rester fidèle
De quelles façons Jonathan a-t-il fait preuve de courage ?
Commentaire 1: Jonathan a fait preuve de courage lorsqu’il a attaqué un avant-poste philistin accompagné seulement de son porteur d’armes. Ils ont dû gravir un terrain rocheux et escarpé pour affronter des soldats ennemis. Mais Jonathan ne s’est pas concentré uniquement sur la différence de forces. Il était convaincu que Jéhovah pouvait sauver son peuple avec beaucoup d’hommes ou avec peu. Avec l’aide de Jéhovah, ils ont vaincu une vingtaine de soldats. Son courage ne reposait pas simplement sur ses talents de guerrier, mais sur sa confiance en Dieu.
Commentaire 2: Il a aussi été courageux lorsqu’il a défendu David devant Saül. Il ne contredisait pas n’importe qui, mais son père, qui était en plus le roi et un puissant guerrier. Pourtant, il a expliqué que David était innocent et qu’il avait fait beaucoup de bien à Israël. À une autre occasion, Saül a même essayé de le tuer avec une lance. Jonathan n’a pas permis à ce danger de l’amener à abandonner son ami. Pour lui, faire ce qui est bien aux yeux de Jéhovah était plus important que d’éviter la désapprobation de son père.
Commentaire 3: Une forme de courage moins évidente a été d’accepter que David, et non lui, serait le prochain roi. En tant que fils de Saül, Jonathan aurait pu considérer David comme un rival. De plus, son père essayait de lui faire croire que David menaçait son avenir. Pourtant, Jonathan a soutenu l’homme que Jéhovah avait choisi. Cela montre qu’il faut aussi du courage pour renoncer à un avantage personnel et maintenir une bonne décision quand quelqu’un de très proche nous pousse à penser autrement.
Commentaire 4: Jonathan a pris l’initiative de rendre visite à David alors que celui-ci se cachait à cause de Saül. Il ne s’est pas contenté de l’aimer de loin. Il est allé le voir et l’a aidé à renforcer sa confiance en Jéhovah. Il l’a encouragé en lui rappelant qu’il deviendrait roi, comme Dieu l’avait décidé. Cela m’enseigne que le courage ne consiste pas toujours à affronter quelqu’un. Parfois, il consiste à s’approcher d’une personne qui traverse une situation difficile et à lui apporter le soutien spirituel dont elle a besoin.
1. Qui étaient les Philistins ? (w95 1/2 31)
Amos 9:7 — “Ô peuple d’Israël, n’êtes-vous pas pour moi comme les fils des Koushites?, demande Jéhovah. N’ai-je pas fait sortir Israël d’Égypte, les Philistins de Crète, et la Syrie de Kir?”
Commentaire 1: Amos relie l’origine des Philistins à la Crète. C’était un peuple ancien qui s’était établi sur la côte sud-ouest de Canaan, dans une région appelée plus tard la Philistie. Quand nous lisons des récits les concernant, nous ne parlons donc pas d’un groupe imaginaire ni d’une menace sans emplacement précis. Ils avaient leur propre territoire et leurs propres villes. Ce contexte nous aide à comprendre pourquoi ils apparaissent si souvent dans les récits concernant Israël et, en particulier, dans l’histoire de Jonathan.
Commentaire 2: Les Philistins ont longtemps été des adversaires du peuple de Dieu. Le combat de David contre Goliath est un exemple bien connu, mais leur influence ne se limitait pas à cet épisode. À l’époque de Saül, ils contrôlaient le travail des métaux, si bien que les Israélites dépendaient d’eux pour aiguiser leurs outils. Beaucoup d’Israélites se retrouvaient ainsi sans épées ni lances. Ce détail permet de mieux comprendre la situation défavorable dans laquelle Jonathan a agi et la confiance qu’il lui a fallu avoir en Jéhovah.
Commentaire 3: Parmi leurs villes importantes figuraient Gaza, Ascalon, Asdod, Gath et Ékrôn. Ils sont restés une présence puissante pendant des siècles, mais ils ont fini par disparaître en tant que peuple. Il convient également de distinguer ces anciens Philistins des Palestiniens de nos jours. La ressemblance entre certains noms ne signifie pas que nous devions identifier ces deux peuples.
2. Comment le mot « pim » — qui apparaît en 1 Samuel 13:21 — montre-t-il que la Bible est exacte et digne de confiance ? (w05 15/3 29) A
1 Samuel 13:21 — Ils payaient un pim pour l’aiguisage d’un soc, d’une pioche, d’une fourche à trois dents ou d’une hache, ainsi que pour la réparation d’un aiguillon.
Commentaire 1: Le verset utilise le mot pim pour indiquer ce que les Philistins faisaient payer pour aiguiser certains outils. Pendant longtemps, on ne savait pas ce qu’il signifiait. Mais en 1907, on a trouvé à Guézer un poids portant ce mot. On a ainsi pu établir que le pim était une unité de poids d’environ 7,82 grammes, soit environ deux tiers de sicle. Cette découverte a confirmé que le récit conservait un détail réel de la vie de cette époque, même si les lecteurs des siècles suivants ne le comprenaient plus.
Commentaire 2: Ce qui est intéressant, c’est que le pim avait disparu et était tombé dans l’oubli bien avant l’époque où certains critiques affirment que ces récits auraient été inventés. Sa présence dans le Premier livre de Samuel constitue donc un argument en faveur de l’authenticité historique du texte. Il ne s’agit pas d’une description vague du passé, mais d’une mesure précise utilisée dans une transaction courante. Un petit détail peut fournir des informations importantes sur l’exactitude d’un récit, et c’est un bon exemple.
Commentaire 3: Cela m’enseigne à ne pas confondre une information que je ne comprends pas encore avec une erreur de la Bible. Le mot pim se trouvait dans le texte avant qu’on découvre le poids qui a permis de le comprendre. Cela m’encourage à rechercher patiemment quand une expression biblique me paraît difficile. Cela ne signifie pas que l’archéologie a expliqué tous les détails, mais un manque d’information peut être comblé avec le temps. Dans ce cas, la découverte a renforcé la confiance dans l’exactitude du récit.
3. Pourquoi a-t-il pu être difficile pour Jonathan de traverser la gorge de Micmash, et qu’est-ce qui a dû l’aider à y parvenir ? (it « Micmash » § 4) B
Commentaire 1: Le terrain constituait un grand obstacle. Si cette gorge correspond à l’ouadi Soueïnît, elle comportait des rochers presque verticaux et des pentes très escarpées. Pour quelqu’un qui ne connaissait pas la région, trouver un passage parmi tant de monticules et de rochers aurait été très difficile. Jonathan ne devait pas seulement affronter l’ennemi ; il devait d’abord gravir une pente épuisante.
Commentaire 2: Le fait de bien connaître la région a certainement dû l’aider. Jonathan avait grandi dans le territoire de Benjamin et avait eu l’occasion de se familiariser avec les environs de Micmash et de Guéba. Sa confiance en Jéhovah ne l’empêchait donc pas de tirer parti de sa connaissance du terrain. Ce détail me paraît pratique : faire confiance à Dieu ne signifie pas mépriser la préparation ou l’expérience. Quand nous avons une responsabilité difficile, nous pouvons compter sur Jéhovah tout en utilisant avec soin les connaissances et les ressources dont nous disposons.
1 Samuel 14:1-7 — Un jour, Jonathan fils de Saül dit au serviteur qui portait ses armes: «Viens, traversons en direction de l’avant-poste des Philistins, là-bas en face.» Mais Jonathan n’avertit pas son père. Saül séjournait aux environs de Guibéa, sous le grenadier qui se trouvait à Migrôn. Il y avait environ 600 soldats avec lui. (Ahiya était vêtu de l’éphod. C’était le fils d’Ahitoub, lui-même frère d’Ikabod, fils de Finéas, fils d’Héli, qui avait été prêtre de Jéhovah à Silo.) Les soldats ne savaient pas non plus que Jonathan était parti. De chaque côté du passage que Jonathan voulait traverser pour atteindre l’avant-poste des Philistins, il y avait un rocher en forme de dent: le nom de l’un était Bozez et le nom de l’autre, Séné. Un des rochers se dressait comme une colonne, au nord, en face de Mikmash, et l’autre était au sud, en face de Guéba. Jonathan dit donc à son porteur d’armes: «Viens, traversons en direction de l’avant-poste de ces incirconcis. Peut-être que Jéhovah agira en notre faveur, car rien ne peut empêcher Jéhovah de sauver, que ce soit par un grand nombre ou par un petit nombre.» Son porteur d’armes lui répondit: «Fais ce que ton cœur te dicte, va où tu voudras. Je te suivrai partout où tu iras.»
Commentaire 3: En plus de bien connaître le terrain, Jonathan avait une confiance très ferme dans la puissance de Jéhovah. Le récit mentionne les deux rochers qui rendaient le passage difficile, mais il rapporte aussi la conviction de Jonathan que Dieu ne dépendait pas du nombre de combattants pour sauver. Son porteur d’armes était disposé à l’accompagner. Nous voyons donc à la fois les obstacles et ce qui l’a aidé à avancer : sa foi en Jéhovah et le soutien d’un compagnon déterminé. Ce n’était pas simplement un homme qui comptait sur sa propre force.
4. Comment David a-t-il tenu sa promesse de prendre soin de la famille de Jonathan ? (it « Méphibosheth » n° 2 § 1)
Commentaire 1: David a pris l’initiative de chercher s’il restait un membre de la famille de Jonathan à qui il pourrait manifester un amour fidèle. Quand il a appris que Méphibosheth était vivant et habitait à Lo-Debar, il l’a fait chercher. Je remarque qu’il n’a pas attendu que le fils de son ami vienne lui demander de l’aide. Il s’est souvenu de son engagement et a cherché le moyen de le tenir. Son exemple montre qu’une promesse sincère ne devrait pas rester un simple souvenir agréable ; elle nous pousse à agir quand le moment est venu de faire ce que nous avons dit.
2 Samuel 4:4 — Or Jonathan fils de Saül avait un fils qui était infirme des pieds. Ce fils était âgé de cinq ans lorsque quelqu’un était arrivé de Jezréel pour annoncer que Saül et Jonathan étaient morts. Alors sa nourrice l’avait pris dans ses bras et s’était enfuie. Mais pendant qu’elle courait tout affolée, l’enfant était tombé. Et depuis, il était infirme. Il s’appelait Mefibosheth.
Commentaire 2: Ce passage explique que Méphibosheth était devenu infirme des deux pieds à l’âge de cinq ans, le jour même où la nouvelle de la mort de son père et de son grand-père était arrivée. David a fait preuve de bonté envers quelqu’un qui souffrait depuis sa toute petite enfance. Il n’a pas cessé de tenir sa promesse sous prétexte que Jonathan n’était plus vivant pour la lui rappeler. Il a fait venir Méphibosheth à Jérusalem et a pris soin de lui. Cela nous aide à comprendre que son amour fidèle l’a amené à s’intéresser réellement à la situation de la famille de son ami.
Commentaire 3: L’aide de David a été concrète et durable. Il a rendu à Méphibosheth les propriétés de Saül, il a chargé Ziba et sa maison de le servir, et il lui a permis de manger constamment à la table du roi. Ce n’était pas un cadeau isolé destiné à s’acquitter d’une obligation. Méphibosheth est venu habiter à Jérusalem et a continué à recevoir de l’attention. Cela m’enseigne que prendre soin de quelqu’un implique de penser à ses besoins matériels, mais aussi au respect et à la compagnie que nous pouvons lui offrir.
Jonathan était fidèle à son père, mais il a placé sa fidélité à Jéhovah au-dessus de tout. Dans quelles situations semblables notre fidélité à Jéhovah pourrait-elle être mise à l’épreuve ? C
Commentaire 1: Notre fidélité à Jéhovah pourrait être mise à l’épreuve lorsqu’un membre de notre famille s’attend à ce que nous participions à une pratique religieuse contraire au vrai culte. Nous pouvons aimer et respecter notre conjoint sans participer à son culte. Comme Jonathan, nous devons distinguer l’affection familiale de l’obéissance à Dieu. Son exemple nous aide à rester fermes sans manquer de respect à notre famille.
Commentaire 2: Notre fidélité pourrait aussi être mise à l’épreuve si une personne très proche voulait que nous soutenions son traitement injuste envers quelqu’un. Saül espérait que Jonathan partagerait son rejet de David, mais Jonathan n’a pas adopté ses jalousies ni sa haine. Nous ne devrions pas non plus considérer quelqu’un comme un ennemi simplement parce qu’un membre de notre famille ou un ami est irrité contre lui. Avant de prendre parti, nous devons réfléchir à ce qui est juste aux yeux de Jéhovah.
Commentaire 3: Il peut également être difficile de rester fidèles quand nous craignons de perdre l’approbation d’une personne que nous aimons beaucoup. Saül a donné à Jonathan l’impression que soutenir David allait contre sa famille et son propre avenir. Pourtant, Jonathan n’a pas changé de position. Son exemple nous rappelle que nous pouvons continuer à manifester de l’affection sans céder dans notre obéissance à Jéhovah. La fermeté ne signifie pas que l’affection a disparu ; elle signifie que nous savons quelle fidélité doit occuper la première place.
… l’amitié ?
Commentaire 1: L’amitié de Jonathan et de David montre qu’une grande différence d’âge n’empêche pas deux personnes de s’aimer profondément. Jonathan avait près de cinquante ans et David environ trente ans de moins. Pourtant, ils ont reconnu ce qu’ils avaient en commun et ont noué une amitié très forte. Cela m’encourage à ne pas chercher des amis uniquement parmi les personnes de mon âge. Dans l’assemblée, je peux trouver des frères plus âgés ou plus jeunes dont l’amour pour Jéhovah peut beaucoup m’aider et à qui je peux aussi apporter des encouragements.
Commentaire 2: Un bon ami nous aide à avoir davantage confiance en Jéhovah. Quand Jonathan a rendu visite à David alors qu’il se cachait, il ne s’est pas contenté de lui tenir compagnie. Il l’a encouragé en lui rappelant l’avenir que Jéhovah lui avait préparé. C’est un bon critère pour examiner nos amitiés et le genre d’ami que nous sommes. Nous pouvons écouter avec affection quelqu’un qui est inquiet et l’aider à se rappeler des raisons de faire confiance à Dieu.
Commentaire 3: La véritable amitié ne considère pas la réussite de l’autre comme une menace. Quand David a vaincu Goliath, Jonathan n’a pas réagi avec jalousie : il lui a donné son armure et son arc. Plus tard, il a continué à le soutenir tout en sachant que David deviendrait roi. Cela me fait réfléchir à ma réaction lorsqu’un ami reçoit une responsabilité ou réussit particulièrement bien. Si je le félicite sincèrement et que je l’aide, je montre que son bien-être m’importe. Une amitié saine permet de se réjouir des bonnes choses qui arrivent à l’autre.
… l’humilité ?
Commentaire 1: Jonathan était humble parce qu’il a accepté que Jéhovah ait choisi David comme prochain roi. Il n’a pas pensé que le fait d’être le fils de Saül lui donnait le droit de s’opposer à cette décision. Il s’est même déclaré prêt à occuper une place après David. Son attitude nous enseigne que l’humilité se voit particulièrement quand nos désirs ne correspondent pas à la responsabilité que nous recevons. Nous pouvons reconnaître le bien que les autres accomplissent et les soutenir sans penser que leur nomination ou leurs capacités diminuent notre valeur comme serviteurs de Jéhovah.
Commentaire 2: Il a aussi été humble en reconnaissant les qualités d’un homme beaucoup plus jeune. Jonathan avait déjà de l’expérience comme guerrier quand David a vaincu Goliath. Pourtant, il ne l’a pas méprisé à cause de son âge et n’a pas ressenti le besoin de montrer qu’il était plus important. Cette attitude peut nous aider lorsqu’un jeune frère a de belles capacités ou reçoit une responsabilité. Au lieu de nous comparer à lui, nous pouvons apprécier sa foi et lui offrir notre soutien.
Commentaire 3: Jonathan n’a pas attribué une éventuelle victoire sur les Philistins uniquement à ses propres capacités. Il a reconnu que Jéhovah pouvait sauver avec beaucoup d’hommes ou avec peu. Même s’il était un guerrier courageux, il savait de qui il dépendait. Cela m’enseigne que nous pouvons agir avec détermination tout en restant humbles. Nos capacités ne suppriment pas notre besoin de compter sur Jéhovah.
… la fidélité ?
Commentaire 1: Le récit montre que la fidélité envers une personne ne consiste pas à approuver tout ce qu’elle fait. Jonathan était fidèle à Saül, mais il ne l’a pas soutenu quand celui-ci a voulu tuer David. Il a compris que sa fidélité à Jéhovah devait passer avant toute autre. Nous pouvons aimer beaucoup quelqu’un et, précisément parce que nous respectons ce qui est juste, refuser de l’accompagner dans une décision qui déplaît à Dieu.
Commentaire 2: La fidélité se voit quand il devient difficile de préserver une relation. Jonathan n’a pas abandonné David lorsque Saül s’est mis à le poursuivre, même si le fait de le défendre lui a causé de graves problèmes. Il l’a averti du danger et a continué à s’intéresser à lui. Cela me fait réfléchir : il ne suffit pas d’être un bon ami quand tout va bien. Si un frère fidèle traverse des difficultés, notre fidélité se verra à ce que nous continuions à le traiter avec affection et cherchions comment l’aider.
Commentaire 3: David a montré que la fidélité peut rester intacte même après la mort d’un ami. Quand Jonathan est mort, il n’a pas oublié leur alliance, mais il a cherché quelqu’un de sa famille dont il pourrait prendre soin. Méphibosheth a bénéficié de cette amitié. Pour moi, la leçon est que notre parole doit garder sa valeur même lorsque les circonstances changent. Nous tenons un engagement parce que nous voulons être dignes de confiance et manifester constamment un amour fidèle.
De quelles autres façons pouvez-vous imiter le courage de Jonathan ?
Commentaire 1: Je peux l’imiter en parlant avec respect lorsqu’une personne est traitée injustement. Jonathan ne s’est pas contenté de penser que David était innocent ; il a expliqué à Saül pourquoi il ne devait pas lui faire de mal. De même, si j’entends un commentaire injuste sur un frère, je peux éviter de m’y associer et, lorsque c’est approprié, signaler calmement ce que je sais être vrai. Il faut du courage pour ne pas suivre l’opinion du groupe. Mais Jonathan montre que l’on peut défendre ce qui est juste avec des raisons, et non avec des insultes.
Commentaire 2: Une autre façon de l’imiter consiste à prendre l’initiative d’encourager quelqu’un. Parfois, nous savons qu’un frère traverse une épreuve, mais nous hésitons à nous approcher parce que nous ne savons pas quoi dire. Jonathan est allé chercher David et l’a aidé à renforcer sa confiance en Jéhovah. Son exemple m’encourage à surmonter cette hésitation. Je n’ai pas besoin de résoudre tous les problèmes de mon frère pour lui être utile. Je peux l’écouter avec intérêt et lui faire part d’une raison biblique qui l’aidera à continuer de faire confiance à Jéhovah.
Commentaire 3: Je peux imiter son courage lorsque je dois faire ce qui est juste sans avoir l’approbation de tout le monde. Jonathan avait le soutien de son porteur d’armes, mais pour défendre David il ne pouvait pas dépendre de l’accord de son père. Cela me rappelle que ma décision de rester fidèle à Jéhovah doit être personnelle. Le soutien des autres est très précieux, mais il ne peut pas être l’unique raison pour laquelle j’obéis à Dieu. Je dois fortifier ma propre conviction avant de faire face à une situation de pression.
Que m’enseigne ce récit sur Jéhovah ?
Commentaire 1: Cela m’enseigne que la puissance de Jéhovah n’est pas limitée par les ressources humaines. Jonathan et son porteur d’armes n’étaient que deux hommes face à un avant-poste de soldats ennemis, et pourtant Jéhovah les a aidés à vaincre. Cela fortifie ma confiance lorsque je vois mes propres limites. Cela ne signifie pas que je dois prendre des risques inutiles, mais que je ne dois pas mesurer la puissance de Jéhovah à partir de mes possibilités.
Commentaire 2: Le contraste entre Saül et Jonathan m’enseigne qu’occuper une position importante ne remplace pas l’obéissance à Jéhovah. Saül était toujours roi, mais il s’était éloigné de Dieu et avait fini par consulter les esprits. Jéhovah n’était plus avec lui. Jonathan, en revanche, a placé sa fidélité à Dieu au-dessus de la pression de son père. La leçon est très personnelle : ce qui compte n’est pas la position d’une personne, mais sa volonté d’obéir à Jéhovah et de respecter ses décisions.
Commentaire 3: J’apprends aussi que Jéhovah est un Dieu d’amour fidèle. En recherchant un membre de la famille de Jonathan pour l’aider, David a exprimé le désir de manifester l’amour fidèle de Dieu. Ce qu’il a fait pour Méphibosheth nous permet de voir une façon concrète de refléter cette qualité divine. Cela m’encourage à réfléchir à la manière dont mes relations avec les autres peuvent mieux refléter l’amour fidèle de Jéhovah, surtout lorsqu’ils ont besoin d’une attention suivie.
Quel rapport ce récit a-t-il avec le dessein de Jéhovah et le thème principal de la Bible ?
Commentaire 1: Le récit met en évidence le droit de Jéhovah de décider qui gouvernerait son peuple. Saül voulait que son fils conserve la possibilité de régner, mais Jéhovah avait choisi David. Jonathan a respecté ce choix même s’il touchait directement son avenir. Son histoire nous aide à réfléchir à la souveraineté de Jéhovah : il ne suffit pas de reconnaître que Dieu a autorité ; nous devons aussi accepter ses décisions lorsqu’elles ne correspondent pas à nos préférences.
Commentaire 2: Nous voyons également que l’opposition de Saül n’a pas empêché David de devenir roi. Pendant un temps, David a dû vivre en fugitif et les circonstances pouvaient sembler contraires à ce que Jéhovah avait décidé. Pourtant, Jonathan a continué à avoir confiance dans le fait que son ami régnerait, et David a finalement accédé au trône. Cela nous aide à distinguer une difficulté temporaire du résultat du dessein de Jéhovah. L’opposition humaine peut causer des souffrances, mais elle ne rend pas inutile la confiance en Dieu.
Commentaire 3: La conduite de Jonathan montre ce que signifie soutenir l’autorité de Jéhovah dans la vie quotidienne. Il ne l’a pas fait seulement en paroles : il a soutenu le roi que Dieu avait choisi et a rejeté la pression d’agir contre lui. Ce récit relie donc la souveraineté de Jéhovah à des décisions personnelles concernant la famille, l’amitié et l’avenir. Ma fidélité à Dieu se démontre par des choix concrets, surtout lorsque lui obéir m’oblige à renoncer à quelque chose qui pourrait m’être avantageux.
Que voudrais-je demander à Jonathan quand il sera ressuscité ?
Commentaire 1: J’aimerais lui demander comment il a renforcé sa confiance en Jéhovah avant cet affrontement avec les Philistins. Le récit montre une foi très ferme lorsqu’il a parlé à son porteur d’armes, mais il serait merveilleux de l’entendre expliquer quelles expériences l’avaient aidé à la développer. En attendant, son exemple m’encourage à ne pas attendre une grande épreuve pour cultiver ma confiance en Dieu.
Commentaire 2: Je lui demanderais comment il a réussi à continuer de traiter son père avec fidélité sans céder à la pression de faire du mal à David. Le récit montre clairement que la situation était très douloureuse et que Saül a même essayé de le tuer. J’aimerais savoir comment il a vécu ces moments et ce qui l’a aidé à garder ses priorités. Ce serait l’occasion de mieux connaître un homme qui a fait preuve de tant de courage dans une situation familiale particulièrement difficile.
Commentaire 3: J’aimerais lui demander quels souvenirs de son amitié avec David il apprécie le plus. Nous connaissons ses cadeaux, l’alliance qu’ils ont conclue et la visite au cours de laquelle il a aidé son ami à renforcer sa confiance en Jéhovah. Mais il serait très beau de l’entendre raconter lui-même ces moments. J’aimerais également parler avec lui des soins que David a ensuite apportés à Méphibosheth. Penser à ces conversations rend l’espérance de la résurrection plus réelle et m’encourage dès maintenant à apprécier les amitiés fondées sur l’amour pour Jéhovah.
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