Lam. 3:27. Pourquoi est-il bon que les jeunes apprennent à endurer des situations difficiles ? (w07 1/6 p. 11 § 4).
Réponse 1: Parce qu’apprendre à endurer pendant la jeunesse prépare à affronter les problèmes qui surgiront plus tard. Le jeune acquiert de l’expérience pour faire face aux situations qui mettent sa foi à l’épreuve. Ainsi, lorsque des difficultés apparaîtront à une autre étape de la vie, ce ne sera pas la première fois qu’il devra persévérer dans des circonstances pénibles.
Réponse 2: Les épreuves de foi peuvent comprendre des privations, et apprendre à les supporter dès la jeunesse prépare pour l’avenir. La jeunesse n’est pas exempte de problèmes et peut elle aussi exiger de l’endurance. Le bienfait n’est donc pas simplement de laisser passer les années, mais d’apprendre à affronter les difficultés propres à cette période de la vie.
Réponse 3: Certaines épreuves de foi pendant la jeunesse comprennent aussi les moqueries. Toutes les difficultés ne sont pas des privations ou des souffrances physiques ; les paroles des autres peuvent également faire mal. Apprendre à supporter cette pression prépare à des problèmes ultérieurs. L’explication tient donc compte tant des circonstances difficiles que du traitement désagréable qu’un jeune peut subir en raison de sa foi.
Réponse 4: Ce qui est bénéfique, c’est ce que le jeune apprend en endurant, et non la souffrance elle-même. L’explication associe le joug aux difficultés qui peuvent accompagner les épreuves de foi et montre qu’apprendre à le porter prépare pour la suite de la vie. Elle ne nous encourage pas à rechercher les privations ou les moqueries, mais explique pourquoi affronter avec endurance les épreuves de la jeunesse peut avoir une valeur durable.
Réponse 5: Cette préparation reste utile même si les problèmes futurs sont différents de ceux d’aujourd’hui. L’explication ne dit pas que l’endurance acquise dans la jeunesse évite toutes les difficultés de l’âge adulte ; elle prépare à les affronter. Le bienfait n’est donc pas d’avoir ensuite une vie sans problèmes, mais d’avoir appris tôt à persévérer lorsque la foi est mise à l’épreuve.
Quelles perles spirituelles avez-vous trouvées dans la lecture biblique de cette semaine ?
Perles spirituelles pour LAMENTATIONS 3
Lamentations 3:21 — Je repense à cela; c’est pourquoi j’attendrai patiemment. [Heth]
Commentaire 1: Lamentations 3:21 montre que ce dont nous nous souvenons peut nous aider à attendre patiemment. Au milieu de la souffrance, l’écrivain dirige ses pensées vers une raison d’espérer. Cela m’encourage à ne pas repasser uniquement mes problèmes, mais aussi ce que je sais de Jéhovah et ce qui soutient ma confiance en lui.
Lamentations 3:22 — C’est grâce à l’amour fidèle de Jéhovah que nous n’avons pas disparu, car ses expressions de miséricorde ne prennent jamais fin.
Commentaire 2: Lamentations 3:22 met en évidence l’amour fidèle et la miséricorde de Jéhovah dans un contexte de grande douleur. L’écrivain ne nie pas la gravité des événements, mais reconnaît qu’il a encore des raisons d’être reconnaissant pour la compassion divine. Cela m’apprend à ne pas mesurer l’amour de Jéhovah uniquement à l’aune des difficultés que je traverse. Même dans une période douloureuse, je peux m’arrêter pour reconnaître les raisons que j’ai de continuer à faire confiance à sa miséricorde.
Lamentations 3:23 — Elles se renouvellent chaque matin. Ta fidélité est immense.
Commentaire 3: Lamentations 3:23 présente les manifestations de la miséricorde de Jéhovah comme quelque chose qui se renouvelle et souligne sa grande fidélité. J’aime ce verset parce qu’il ne parle pas seulement de l’aide reçue dans le passé. Il nous invite à rester attentifs à sa bonté. Une application consiste à cultiver chaque jour la reconnaissance, sans considérer comme allant de soi ce que nous recevons de lui. Ainsi, notre relation avec Jéhovah se nourrit aussi de gratitude, et pas uniquement de demandes.
Lamentations 3:24 — J’ai dit: «Jéhovah est mon héritage; c’est pourquoi je l’attendrai patiemment.» [Teth]
Commentaire 4: En Lamentations 3:24, l’écrivain considère Jéhovah comme la part qui lui revient. Après avoir décrit tant de pertes, il continue d’accorder de la valeur à sa relation avec lui. Cela me fait réfléchir à ce que je considère comme ma possession la plus importante. Les circonstances peuvent changer et nous pouvons perdre des choses très chères, mais notre relation avec Jéhovah n’en perd pas pour autant sa valeur. Lui donner la première place nous donne une raison solide d’attendre patiemment.
Lamentations 3:25 — Jéhovah est bon envers celui qui espère en lui, envers celui qui le cherche sans relâche.
Commentaire 5: Lamentations 3:25 associe le fait de mettre son espoir en Jéhovah à celui de continuer à le chercher. Attendre en lui ne signifie donc pas négliger notre amitié avec lui en attendant une solution. Nous pouvons continuer à prier, à prêter attention à sa Parole et à chercher à lui plaire. Cela m’aide à me demander si une inquiétude me rapproche de Jéhovah ou si je lui permets de prendre tellement de place qu’elle me fait négliger ma relation avec lui.
Lamentations 3:26 — Il est bon d’attendre en silence que Jéhovah sauve.
Commentaire 6: Lamentations 3:26 souligne la valeur d’attendre calmement le salut de Jéhovah. Lorsqu’un problème dure plus longtemps que nous le souhaitons, nous pouvons ressentir la pression de trouver immédiatement une issue. Ce verset me rappelle que l’impatience ne doit pas diriger mes décisions. Je peux faire ce qui est à ma portée sans abandonner les principes bibliques, en acceptant que ce n’est pas à moi de fixer le moment ni la manière dont Jéhovah doit agir.
Lamentations 3:33 — Car il n’y a dans son cœur aucune volonté d’affliger ou de peiner les fils des hommes. [Lamed]
Commentaire 7: Lamentations 3:33 clarifie quelque chose de très important au sujet de Jéhovah : il ne prend pas plaisir à faire souffrir les humains. Même si le chapitre parle de punition et de souffrance, il ne présente pas un Dieu cruel qui se réjouit de voir souffrir. Cela m’aide à garder une vision équilibrée de sa personnalité. Cela m’apprend aussi que, si je dois corriger quelqu’un, je dois examiner mon attitude : la douleur de l’autre ne devrait jamais me procurer de satisfaction.
Lamentations 3:36 — Quelqu’un fait-il du tort à un homme dans son procès? Jéhovah ne supporte pas cela. [Mem]
Commentaire 8: Lamentations 3:36 montre que Jéhovah ne tolère pas qu’une personne soit injustement lésée dans un procès. Pour lui, la manière dont on traite les gens compte, même lorsque des décisions officielles sont prises. Cela m’encourage à être impartial dans mes propres jugements. Avant de soutenir une accusation ou de répéter une version des faits, je dois me demander si je connais réellement ce qui s’est passé et si mes paroles pourraient contribuer à une injustice.
Lamentations 3:39 — Quelqu’un osera-t-il se plaindre des conséquences de son péché? [Noun]
Commentaire 9: Lamentations 3:39 nous fait réfléchir à la manière dont nous réagissons aux conséquences de nos propres péchés. Il est facile de nous concentrer sur le caractère pénible d’une situation et de passer sous silence la décision qui nous y a conduits. Le verset m’encourage à assumer ma responsabilité plutôt qu’à accuser les autres. Cela ne signifie pas que toute souffrance soit la conséquence d’un péché personnel, mais que je dois reconnaître honnêtement les conséquences de mes erreurs.
Lamentations 3:40 — Examinons et scrutons notre conduite, et revenons à Jéhovah.
Commentaire 10: Lamentations 3:40 associe deux étapes : examiner notre conduite et revenir à Jéhovah. Il ne suffit pas de nous sentir mal ou d’admettre de façon générale que nous sommes imparfaits. Il faut déterminer ce que nous devons changer et agir. C’est un bon guide pour la réflexion personnelle : au lieu de penser immédiatement à ce que les autres devraient corriger, je peux analyser mes décisions et me demander quel changement concret m’aiderait à me rapprocher davantage de Jéhovah.
Lamentations 3:48 — Des ruisseaux d’eau coulent de mes yeux à cause du désastre de la fille de mon peuple. [Ayin]
Commentaire 11: Lamentations 3:48 reflète une profonde douleur devant la ruine du peuple. L’écrivain ne regarde pas la souffrance des autres avec froideur ; elle l’affecte au point de le faire pleurer. Cela m’enseigne que montrer ses sentiments n’est pas incompatible avec la confiance en Jéhovah. Dans l’assemblée, nous ne pourrons pas toujours résoudre la situation d’un frère, mais nous pouvons l’écouter et l’accompagner avec une vraie compassion, sans nous empresser de minimiser ce qu’il vit.
Lamentations 3:55 — Ô Jéhovah, j’ai crié ton nom depuis les profondeurs de la fosse!
Commentaire 12: Lamentations 3:55 décrit une prière adressée à Jéhovah depuis une situation d’angoisse extrême. Je remarque que l’écrivain n’attend pas de se sentir calme pour l’invoquer. Cela m’encourage à prier même lorsque j’ai du mal à mettre de l’ordre dans mes pensées ou à exprimer ce que je ressens. Je n’ai pas besoin de présenter une explication parfaite de mon problème. Je peux m’adresser sincèrement à Jéhovah, reconnaître ma vulnérabilité et dire combien j’ai besoin de son aide.
Perles spirituelles pour LAMENTATIONS 4
Lamentations 4:2 — Quant aux précieux fils de Sion, eux qui valaient leur poids en or affiné, on les a considérés comme de vulgaires jarres en terre cuite, l’œuvre des mains d’un potier! [Guimel]
Commentaire 1: Lamentations 4:2 oppose la valeur des fils de Sion au mépris qu’ils ont fini par subir. Cela me fait réfléchir à la douleur que cause un traitement déshumanisant. Je veux traiter avec dignité ceux qui traversent des difficultés, sans laisser leur pauvreté ou leur situation sociale déterminer le respect que je leur témoigne.
Lamentations 4:3 — Même les chacals présentent la mamelle à leurs petits pour les allaiter. Mais la fille de mon peuple, elle, est devenue cruelle, comme les autruches dans le désert. [Daleth]
Commentaire 2: Lamentations 4:3 présente un contraste douloureux : même certains animaux nourrissent leurs petits, mais le peuple en était venu à faire preuve de cruauté. Ce verset me fait apprécier la tendresse et les soins dus à ceux qui dépendent de nous. Dans les périodes de grande tension, veillons à ce que la fatigue ou la frustration ne nous rendent pas insensibles. Je peux notamment vérifier comment je traite ma famille lorsque je suis sous pression et qu’il m’est plus difficile d’être patient.
Lamentations 4:4 — La langue du nourrisson colle à son palais à cause de la soif. Les enfants réclament du pain, mais personne ne leur en donne. [Hé]
Commentaire 3: Lamentations 4:4 attire l’attention sur les enfants qui souffraient de soif et de faim. La tragédie y est décrite au moyen de besoins concrets. Cela m’apprend à aller au-delà de la simple constatation qu’une personne va mal. Si une famille de l’assemblée traverse des difficultés, je peux m’intéresser discrètement à ce dont elle a besoin. Parfois, la compassion s’exprime mieux par une aide pratique que par beaucoup de paroles.
Lamentations 4:5 — Ceux qui étaient habitués à manger des aliments savoureux sont étendus dans les rues, affamés. Ceux qui ont grandi habillés de vêtements écarlates saisissent des tas de cendres. [Vav]
Commentaire 4: Lamentations 4:5 montre à quelle vitesse une vie confortable peut changer. Des personnes habituées aux mets délicats et aux vêtements coûteux se sont retrouvées affamées. Le verset ne dit pas que posséder de belles choses est mauvais, mais il montre qu’elles n’offrent pas une sécurité permanente. Cela m’encourage à profiter avec reconnaissance de ce qui est nécessaire, sans faire du bien-être matériel le centre de ma vie. Il me rappelle aussi que personne ne devrait se sentir supérieur en raison de sa situation financière.
Lamentations 4:8 — Leur aspect est devenu plus sombre que la suie. On ne les reconnaît pas dans les rues. Leur peau s’est ratatinée sur leurs os, elle est comme du bois sec. [Teth]
Commentaire 5: Lamentations 4:8 décrit comment la souffrance avait physiquement affaibli les gens au point de les rendre méconnaissables. Une apparence négligée ou un changement notable peut cacher une situation très douloureuse. Au lieu de juger rapidement quelqu’un sur son aspect, il vaut mieux lui témoigner de l’intérêt et l’écouter. Dans le ministère et dans l’assemblée, cette attitude nous aide à traiter avec sensibilité ceux dont nous ne connaissons pas le fardeau.
Lamentations 4:11 — Jéhovah a exprimé sa fureur et il a déversé sa colère ardente. Il allume dans Sion un incendie qui en consume les fondations. [Lamed]
Commentaire 6: Lamentations 4:11 montre la gravité du jugement de Jéhovah contre Sion. La destruction a atteint ses fondations ; ce n’était pas une conséquence superficielle. Cela me rappelle de ne pas confondre la miséricorde de Jéhovah avec de l’indifférence envers le péché. En examinant ma conduite, je veux éviter de penser qu’une mauvaise action est sans importance parce que je n’en vois pas encore les conséquences. Prendre ses normes au sérieux fait partie du respect que je lui dois.
Lamentations 4:12 — Ni les rois de la terre ni aucun de ses habitants ne croyaient que l’adversaire et l’ennemi entreraient par les portes de Jérusalem. [Mem]
Commentaire 7: Lamentations 4:12 montre que ce qui semblait impossible est arrivé : l’ennemi est entré dans Jérusalem. La sécurité ressentie par les observateurs n’a pas changé la réalité. Cela m’apprend à ne pas confondre une conviction largement répandue avec une garantie. Dans les questions spirituelles, penser qu’un problème ne pourrait jamais m’arriver peut m’amener à baisser ma garde. Il est plus prudent d’examiner mes décisions à la lumière de la Parole de Jéhovah que de trop compter sur moi-même.
Lamentations 4:13 — Cela est arrivé à cause des péchés de ses prophètes, des fautes de ses prêtres, qui ont fait couler le sang des justes au milieu de la ville. [Noun]
Commentaire 8: Lamentations 4:13 signale les péchés des prophètes et des prêtres, qui avaient versé le sang de justes. Leur position religieuse ne rendait pas leurs actions acceptables. Cela m’enseigne que les responsabilités ne remplacent jamais l’obéissance à Jéhovah et ne justifient pas de nuire aux autres. Plus nous avons d’influence, plus nous devons surveiller notre conduite. La confiance qu’une personne place en nous devrait nous pousser à la protéger, non à profiter de notre position.
Lamentations 4:17 — Aujourd’hui encore, nos yeux sont épuisés d’avoir guetté en vain si quelqu’un viendrait nous aider. Nous avons guetté en espérant l’aide d’une nation qui ne pouvait pas nous sauver. [Tsadé]
Commentaire 9: Lamentations 4:17 parle d’une attente épuisante : le peuple cherchait de l’aide auprès d’une nation incapable de le sauver. Cela me fait réfléchir à l’importance de bien choisir où placer notre espoir. Nous pouvons être reconnaissants pour l’aide humaine sans lui attribuer une capacité qu’elle n’a pas. En particulier, nous ne devons faire d’aucune nation ni d’aucun pouvoir politique notre source de salut. Garder confiance en Jéhovah nous aide à conserver une perspective équilibrée et notre neutralité.
Lamentations 4:20 — Ils ont pris dans leur grande fosse l’oint de Jéhovah, lui qui était le souffle de nos narines, lui dont nous disions: «À son ombre nous vivrons parmi les nations.» [Sin]
Commentaire 10: Lamentations 4:20 raconte que celui sous la protection duquel le peuple espérait vivre a été fait prisonnier. Le contraste entre l’espoir placé en lui et ce qui s’est produit montre les limites de la protection humaine. Je peux respecter ceux qui ont des responsabilités sans faire dépendre ma foi d’une personne. Ma relation avec Jéhovah doit avoir une base personnelle et solide, qui ne s’effondre pas lorsqu’une personne ne peut plus fournir l’aide que j’espérais.
Lamentations 4:21 — Exulte et réjouis-toi, ô fille d’Édom, toi qui habites au pays d’Ouz. Mais à toi aussi on passera la coupe. Tu t’enivreras et tu te montreras complètement nue. [Tav]
Commentaire 11: Lamentations 4:21 présente Édom en train de se réjouir, mais l’avertit qu’il devrait lui aussi affronter le malheur. Sa joie ne signifiait pas qu’il échapperait aux comptes à rendre. Cela m’encourage à examiner ma réaction lorsqu’une personne avec qui j’ai eu des problèmes connaît des difficultés. Je ne veux pas nourrir le plaisir de son humiliation. Il vaut mieux laisser le jugement à Jéhovah et ne pas transformer la souffrance d’autrui en motif de satisfaction.
Lamentations 4:22 — Ô fille de Sion, la punition pour ta faute a pris fin. Il ne t’emmènera plus en exil. Mais il s’occupera de ta faute, ô fille d’Édom! Il dévoilera tes péchés.
Commentaire 12: Lamentations 4:22 annonce que Jéhovah mettrait au jour les péchés d’Édom. Les fautes ne passent donc pas hors de son attention simplement parce que les autres ne les voient pas. Cela m’encourage à cultiver l’intégrité même en privé. La question importante n’est pas seulement de savoir si quelqu’un découvrira ce que je fais, mais comment Jéhovah le voit. Ce rappel peut nous aider à corriger une conduite cachée avant qu’elle ne s’enracine.
Perles spirituelles pour LAMENTATIONS 5
Lamentations 5:1 — Ô Jéhovah, rappelle-toi ce qui nous est arrivé. Regarde et vois notre humiliation.
Commentaire 1: Lamentations 5:1 commence par une demande à Jéhovah de regarder l’humiliation du peuple. Cela m’enseigne que nous pouvons lui parler de l’effet émotionnel de nos problèmes, et pas seulement des faits. Si une expérience nous a fait nous sentir honteux ou méprisés, nous pouvons aussi inclure ces sentiments dans nos prières.
Lamentations 5:2 — Notre héritage a été transféré à des inconnus; nos maisons, à des étrangers.
Commentaire 2: Lamentations 5:2 exprime la douleur de perdre son héritage et ses maisons. Un logement n’est pas seulement un bien matériel ; le perdre peut aussi signifier perdre sa stabilité et un environnement familier. Ce verset m’aide à être plus sensible envers ceux qui ont dû quitter leur maison. Nous pouvons éviter de minimiser leur perte et faire en sorte qu’ils trouvent parmi nous accueil, respect et intérêt sincère.
Lamentations 5:3 — Nous sommes devenus des orphelins, nous n’avons plus de pères. Nos mères sont comme des veuves.
Commentaire 3: Lamentations 5:3 décrit le dénuement du peuple au moyen de la situation des orphelins et des veuves. Cette image souligne combien une personne peut se sentir vulnérable lorsqu’elle manque de soutien familial. Cela m’encourage à remarquer ceux qui assument seuls des responsabilités autrefois partagées. Dans l’assemblée, les inclure dans nos projets, les écouter et leur offrir une aide concrète peut soulager leur isolement.
Lamentations 5:4 — Pour boire notre eau, nous sommes obligés de payer, et notre bois, il nous faut l’acheter.
Commentaire 4: Lamentations 5:4 montre combien la vie du peuple avait changé : il devait payer son eau et acheter son bois. Des choses essentielles étaient devenues un fardeau. Cela m’invite à apprécier les ressources quotidiennes que je remarque à peine. Cela m’aide aussi à ne pas juger à la légère une personne qui connaît des difficultés financières, car même satisfaire des besoins simples peut lui demander des efforts que les autres ne voient pas.
Lamentations 5:5 — Nos poursuivants nous ont presque rattrapés. Nous sommes fatigués, mais on ne nous accorde aucun repos.
Commentaire 5: Lamentations 5:5 décrit l’épuisement de personnes persécutées sans relâche. Une pression prolongée peut beaucoup affaiblir, même si son effet n’est pas entièrement visible de l’extérieur. Si un frère traverse une telle situation, je ne veux pas interpréter automatiquement sa fatigue comme un manque d’intérêt spirituel. Je peux l’écouter avant de tirer des conclusions et chercher à alléger son fardeau plutôt qu’à lui imposer des exigences inutiles.
Lamentations 5:7 — Nos ancêtres qui ont péché ne sont plus, mais nous, nous devons porter leurs fautes.
Commentaire 6: Lamentations 5:7 montre que les conséquences des erreurs peuvent atteindre les générations suivantes. Les ancêtres n’étaient plus là, mais la souffrance continuait. Cela me fait réfléchir au fait que mes décisions ne s’arrêtent pas toujours à moi. Ma manière d’agir dans la famille ou dans l’assemblée peut produire des effets durables. Avant de choisir ce qui m’arrange le plus, il est donc bon de considérer les conséquences possibles pour les autres.
Lamentations 5:9 — À cause des hommes armés du désert, nous risquons notre vie pour aller chercher notre pain.
Commentaire 7: Lamentations 5:9 décrit des personnes qui risquaient leur vie pour obtenir de la nourriture. Cela m’aide à comprendre que, pour celui qui vit dans des conditions extrêmes, satisfaire les besoins essentiels peut absorber presque toutes ses forces. Dans le ministère, cela peut nous rendre plus prévenants. Avant d’interpréter une réponse brève comme du désintérêt, pensons aux pressions que cette personne supporte peut-être et adaptons notre conversation avec respect, sans insister au mauvais moment.
Lamentations 5:12 — Ils ont pendu des princes par une seule main et traité sans respect les anciens.
Commentaire 8: Lamentations 5:12 mentionne parmi les humiliations subies le manque de respect envers les anciens. Ce détail me fait apprécier le traitement digne des personnes âgées. Nous ne devons pas laisser la hâte ou leurs limites nous amener à leur parler avec impatience ou à ignorer leur opinion. Les écouter attentivement et tenir compte de leurs besoins montre que nous les apprécions comme des personnes, et pas seulement pour ce qu’elles peuvent encore faire.
Lamentations 5:13 — Les jeunes hommes portent le moulin à bras et les garçons trébuchent sous le poids des fardeaux de bois.
Commentaire 9: Lamentations 5:13 présente des jeunes et des enfants accomplissant des travaux pénibles, au point de trébucher sous leur charge. C’est une image de souffrance, pas un modèle de traitement. Cela me rappelle qu’enseigner la responsabilité ne signifie pas surcharger. Dans la famille, il convient de tenir compte de l’âge, des forces et des circonstances de chaque enfant. Nous voulons les aider à mûrir avec affection, sans ignorer leurs limites ni leurs besoins.
Lamentations 5:15 — La joie a quitté nos cœurs, notre danse s’est changée en deuil.
Commentaire 10: Lamentations 5:15 reconnaît franchement que la joie avait cédé la place au deuil. Cela m’enseigne à ne pas exiger d’une personne qui souffre qu’elle fasse semblant d’être heureuse pour rassurer les autres. Il y a des moments où elle a besoin d’exprimer sa tristesse et de se sentir comprise. Dans l’assemblée, nous pouvons l’accompagner sans lui imposer de délai pour se rétablir. L’écouter patiemment est souvent plus prévenant que lui demander immédiatement de changer d’humeur ou d’arrêter de pleurer.
Lamentations 5:19 — Quant à toi, ô Jéhovah, tu règnes pour toujours. Ton trône existe de génération en génération.
Commentaire 11: Lamentations 5:19 oppose l’instabilité vécue par le peuple à la permanence du trône de Jéhovah. Sa situation avait terriblement changé, mais Jéhovah n’avait pas cessé d’être Souverain. Cela m’aide à garder une bonne perspective lorsque les nouvelles ou mes circonstances m’inquiètent. Ma tranquillité ne doit pas dépendre de la stabilité de tout ce qui m’entoure ; je peux me rappeler que l’autorité de Jéhovah n’est ni passagère ni fragile.
Lamentations 5:21 — Ramène-nous à toi, ô Jéhovah, et nous reviendrons à toi volontiers. Fais que tout redevienne comme avant.
Commentaire 12: Lamentations 5:21 associe une demande d’aide à Jéhovah à la volonté de revenir vers lui. Il est significatif que la demande ne porte pas seulement sur le retour aux conditions d’autrefois, mais sur le retour à Jéhovah. Lorsque j’ai besoin de changer, je peux lui demander son aide tout en étant disposé à agir. Le but ne devrait pas être seulement de me sentir mieux ou de retrouver un peu de tranquillité, mais de réparer et de fortifier ma relation avec lui.
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