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Joyaux de la Parole de Dieu pour la semaine du 15 au 21 février 2027

Joyaux de la Parole de Dieu pour la semaine du 15 au 21 février 2027

Thème: Que nous apprend le récit d’Ohola et d’Oholiba ?

La fidélité est l’un des cadeaux les plus précieux que nous puissions offrir à quelqu’un qui nous aime. Et une trahison fait précisément mal parce qu’il existe une relation qui aurait dû être protégée. Cette idée nous aide à comprendre le récit d’Ohola et d’Oholiba. Même s’il contient des expressions fortes, il nous permet de mieux connaître les sentiments de Jéhovah et de réfléchir à la manière dont nous pouvons lui montrer que nous attachons du prix à son amour.

Jéhovah a utilisé le récit de deux sœurs pour montrer la gravité de l’infidélité de son peuple. Il ne décrivait pas simplement des erreurs isolées, mais la trahison de personnes qui avaient une relation spéciale avec lui. Les sœurs représentent deux villes et les royaumes dont elles étaient les capitales. Voyons comment Jéhovah les identifie et ce qu’il dit de leur conduite. Lisons Ézéchiel chapitre 23, versets 4, 5 et 11.

Ézéchiel 23:4-5,11 — L’aînée s’appelait Ohola, et la plus jeune Oholiba. Elles sont devenues miennes et ont donné naissance à des fils et à des filles. Ohola est Samarie, et Oholiba Jérusalem. «Ohola s’est mise à se prostituer alors qu’elle m’appartenait. Elle éprouvait du désir pour ses amants passionnés, ses voisins les Assyriens. «Après que sa sœur Oholiba a vu cela, ses désirs sont devenus encore plus dépravés, et sa prostitution a été pire que celle de sa sœur.

Ohola représente Samarie, la capitale du royaume d’Israël, constitué de dix tribus. Oholiba représente Jérusalem, la capitale du royaume de Juda. Mais il y a un détail encore plus important que leurs noms : toutes deux appartenaient à Jéhovah. L’illustration les présente comme ses épouses qui l’ont ensuite trahi. Leur conduite n’était donc pas une simple préférence pour d’autres coutumes. C’était une grave infidélité envers le Dieu auquel elles étaient liées.

Le verset 5 montre qu’Ohola a tourné ses désirs vers les Assyriens alors qu’elle appartenait encore à Jéhovah. Voilà le contraste douloureux : elle avait une relation dont elle devait prendre soin, mais elle cherchait chez d’autres ce qui l’éloignait de son Dieu. Jéhovah a appelé cette conduite de la prostitution. Il a ainsi clairement montré que le culte ne peut pas être séparé de la fidélité. Il ne suffisait pas d’appartenir à son peuple si le cœur s’éloignait de lui.

Et qu’a fait Oholiba ? D’après le verset 11, elle a vu la conduite de sa sœur, mais elle n’a pas tiré profit de cet avertissement. Elle a suivi ses traces et est devenue pire qu’elle. Cela nous pousse à nous demander comment nous réagissons aux avertissements de Jéhovah. Quand nous voyons les conséquences de l’éloignement de lui, les prenons-nous au sérieux ? Tirer leçon du mauvais exemple des autres peut nous aider à protéger notre amitié avec Jéhovah avant de lui causer de la peine.

Nous ne lisons pas ce récit pour nous sentir supérieurs à ces Israélites, mais pour comprendre à quel point Jéhovah attache du prix à la fidélité. Il n’est pas indifférent aux décisions de ses serviteurs. Leur relation avec lui a beaucoup de valeur à ses yeux. Cela dit, quand nous comprenons ce que représentent ces sœurs, une question importante se pose : devons-nous aller plus loin et dire qu’elles représentent aussi certaines organisations religieuses de notre époque ?

Autrefois, nos publications expliquaient que les deux sœurs étaient des modèles prophétiques des deux principales divisions de la chrétienté : la religion catholique et la religion protestante. Cependant, après de nombreuses prières et une étude plus approfondie, il a été reconnu que cette explication ne correspondait pas à des détails fondamentaux du récit. Rappelons-nous le verset 4 : les sœurs avaient appartenu à Jéhovah. Peut-on en dire autant de la chrétienté ? Cette question est déterminante pour le comprendre.

La chrétienté n’a jamais été l’épouse de Jéhovah ni été dans une alliance avec lui. Elle n’existait même pas lorsque Jésus a servi de Médiateur de la nouvelle alliance avec l’Israël spirituel. Elle n’est pas non plus devenue membre de cette nation spirituelle de chrétiens oints. Elle est apparue au quatrième siècle, longtemps après la mort des apôtres, en tant qu’organisation apostate et corrompue. Il manque donc un élément essentiel pour établir cette correspondance prophétique.

Il y a une autre différence importante. Jéhovah a donné aux villes infidèles de Samarie et de Jérusalem l’espoir du pardon. Même si, au chapitre 23, cet espoir est moins clair qu’au chapitre 16, dans les deux cas il a promis de mettre fin à la prostitution de son peuple. La Bible n’offre pas un espoir semblable à la chrétienté. La même fin que le reste de Babylone la Grande, l’empire universel de la fausse religion, l’attend.

Nous n’identifions donc pas Ohola et Oholiba à la chrétienté. Cette précision nous aide à faire la distinction entre ce que le récit représente et les leçons que nous pouvons en tirer. Il n’est pas nécessaire de transformer chaque détail en prédiction concernant notre époque pour tirer profit de la Bible. Et nous arrivons ici à un enseignement de très grande valeur : le récit révèle ce que ressent Jéhovah quand quelqu’un déshonore son nom et rabaisse ses normes.

La conduite décrite aux versets 5 et 11 nous permet de voir que l’infidélité ne laisse pas Jéhovah indifférent. Cela lui fait de la peine quand ceux qui devraient l’honorer agissent contre lui. Ainsi, même si les sœurs ne sont pas des modèles prophétiques de la chrétienté, le récit nous aide à comprendre ce qu’il ressent envers ceux qui prétendent le représenter, mais racontent des mensonges à son sujet ou ne respectent pas ses normes de culte pur.

Les religions de la chrétienté prétendent représenter le Dieu de la Bible et avoir Jésus Christ pour chef. Pourtant, elles contredisent ces affirmations en présentant Jésus comme faisant partie d’une trinité et en ne restant pas séparées du monde. Leur idolâtrie et leur participation à la politique déshonorent Jéhovah. La leçon n’est pas simplement que porter un nom religieux ne suffit pas, mais que le culte doit être conforme à ce que Dieu enseigne.

Mais nous ne voulons pas nous contenter d’observer les erreurs des autres. Les vrais chrétiens prennent ces avertissements au sérieux et les appliquent à eux-mêmes. Nous ne voudrions jamais faire de la peine à Jéhovah comme Juda et Jérusalem l’ont fait. Nous évitons donc l’idolâtrie sous toutes ses formes, y compris l’avidité et le matérialisme. Une chose matérielle n’a pas besoin de devenir une image religieuse pour occuper dans notre cœur la place qui devrait revenir à Jéhovah.

Par exemple, quand nous envisageons un achat ou que nous pensons consacrer davantage de temps à gagner de l’argent, nous pouvons examiner nos motivations. S’agit-il de répondre à un besoin, ou un désir d’avoir toujours plus grandit-il en nous ? Quel effet cette décision aura-t-elle sur notre culte ? Nous ne jugeons pas les circonstances des autres. Chacun peut examiner sincèrement ses propres priorités et faire des changements qui montrent combien il attache du prix à son amitié avec Jéhovah.

De plus, nous voulons cultiver la gratitude. Grâce à sa miséricorde, Jéhovah a rétabli le culte pur en ces derniers jours et il ne permettra pas qu’il soit de nouveau contaminé. Son alliance permanente avec l’Israël spirituel ne sera pas rompue par l’infidélité. Cette garantie ne nous invite pas à baisser notre garde, mais à accorder du prix à notre privilège. Appartenir à un peuple pur est un cadeau dont nous prenons soin quand nous rejetons ce que Jéhovah rejette et que nous respectons ses normes.

Réfléchissons donc à ceci : si Jéhovah a été si blessé quand les Israélites lui ont été infidèles, que ressent-il quand nous décidons de lui rester fidèles ? Cette question donne un sens très personnel à nos décisions. Quand nous rejetons une pratique qu’il désapprouve ou que nous corrigeons une priorité mal placée, nous ne faisons pas que respecter une norme. Nous montrons notre amour à quelqu’un qui nous aime et dont les sentiments comptent vraiment pour nous chaque jour.

Le récit d’Ohola et d’Oholiba nous rappelle que notre fidélité compte énormément pour Jéhovah. Nous n’avons pas besoin de chercher des correspondances prophétiques que la Bible n’établit pas pour tirer des leçons de ce récit. Nous voulons connaître ses sentiments, respecter ses normes et prendre soin de notre relation avec lui. Attachons toujours du prix à l’honneur d’appartenir à son peuple pur et donnons-lui, par nos décisions, des raisons d’être heureux.

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